dimanche 7 octobre 2007

Est-il temps d’oublier les projets de distribution des logiciels open source en Tunisie ??

Steve Ballmer lors de la conférence de presse à Tunis

Depuis quelques années je m’intéresse au logiciel libre, ce concept m’a séduit pour les mêmes raisons qui ont séduit des millions d personnes dans le monde (Code de source ouvert, plus de sécuritée, plus d'autonomie, possibilité de garder l’argent dans le tissue national, pérennité des standards utilisés…).

Le logiciel libre offre une réelle possibilité pour les pays en voie de développement de rattraper leur retard, il permettra de créer des emplois et de dynamiser l’économie.

Bref je pensait depuis quelques temps à la création de ma propre boite de logiciel libre, basé principalement sur l’installation, la formation, la maintenance..

Mais depuis la semaine dernière je pense que ce rêve n’aboutira pas, ou du moins c’est ce que je sens, la venue en Tunisie de Steve Ballmer ou, N°2 du Géant mondial, nous permet d’anticiper la stratégie national en matière de logiciel, "Steve B" comme on l’aime l’appeler a déclaré récemment qu’il ne pense pas que les logiciel seront libres un jour.

La signature d’une convention de collaboration que notre secrétaire d’Etat à l’Internet et aux "logiciels libres" a signé avec Bill Gates à Cap Town (Afrique de Sud) il y a environ 2 ans de ca, et la création d’un Centre de recherche centre de recherche dans technopole de El Ghazala, nous emmène à dire que Microsoft aura la main mise sur l’administration et les grandes entreprises.


Autant dire est ce qu’ il y aura un avenir pour les logiciels open source en Tunisie ??

2 commentaires:

slim a dit…

nous ne savons pas le contenu de l'accord et nous ne le saurons probablement jamais.

cependant 4 points :

1-les accords on probablement porte sur le standard de documents utilises par les organismes étatiques (word,xl, etc contre openoffice) et sur le piratage de logiciels.

2-le ministre n'engage que son gouvernement. et même si tous les organismes étatiques utilisent des non-standards comme les documents word, ils ne peuvent obliger personne a le faire. et peuvent même se résigner a adopter opendocument (standard iso) si tout le monde l'utilise (et tout le monde va l'utiliser, même washington, croyez moi).

3- ce genre d'accord n'engage que très peu la responsabilité civile. on imagine mal microsoft attaquer en justice le gouvernement tunisien parce que la ministre de la famille n'utilise pas word.

4- question piratage. tant que les CD pirates sont vendus a carrefour, tous les pirates peuvent dormir tranquilles. ils ont des avocats et ils savent ce qu'ils font. a mon avis la tunisie n'a signé aucun accord international sur la propriété intellectuelle (et a bien fait)

StartUp.Tunisie a dit…

On lisant les titres des journaux qui parlent jusqu'au aujourd'hui de cette visite, que le logiciel libre a perdu des points